Vendredi 20 février 09Poids : 58
Matin : rien
Midi : pâtes [371]
Goûté : trop... [861]
Dîner : une tranche de pain à la tomate [???]
J'aimerais bien pouvoir appuyer, rien qu'un instant, sur stop. Avoir, enfin, un minuscule instant de paix, de repos et de calme. Ne plus ressentir cette peur qui m'empêche de faire quoique ce soit. Ou alors, j'aimerais faire taire tous ces bruits. Ces voitures qui passent, trop vite, là-dehors. Les gens qui crient, parlent, rient. Les touches du clavier qui s'enfoncent. Le silence. Le silence. Ces bruits m'oppressent, semblent m'attaquer, m'agresser. Ne reste, peut-être, que la musique. George Harrison. Et John Lennon. Si je suis encore là aujourd'hui, c'est grâce à eux. Je dois ma vie à des gens que je ne rencontrerai jamais - et qui, d'ailleurs, sont morts. Des fantômes, des illusions, des chansons.
Et puis, pourquoi est-ce que je me tue à essayer de ne pas détester mon corps, alors que je n'ai même pas conscience que c'est le mien ? Je touche la tapisserie. Oui. Je sens bel et bien, sous mes doigts, ce toucher rugueux. Mais il ne m'atteint pas. J'ai trop souvent inventé, je me suis trop souvent évadée ailleurs, pour savoir où est la réalité. Qu'importe. Je mourrais de toute façon, que ce soit demain ou dans dix ans, ça n'a pas d'importance. Je suis égoïste, je le sais bien. Mais tout est si iréel...